|
|
La Grande-Bretagne émit des décrets interdisant le commerce passant par des ports européens sous domination française, tandis que la France promulguait les Décrets de Milan, qui interdisaient tout commerce avec la Grande-Bretagne. Un litige de longue date couvait entre les belligérants, la Grande-Bretagne ayant pour politique d’arraisonner les vaisseaux américains pour capturer les matelots soupçonnés d’avoir déserté la Royal Navy. De plus, la décennie précédant 1812 avait été témoin de plusieurs incidents navals qui avaient amené les deux pays au bord de la guerre. |
![]()
Cliquer pour un agrandissement (212ko) |
Mais plusieurs facteurs plus immédiats contribuèrent aussi à la déclaration des hostilités :
|
|
La déclaration de guerre par les Américains en juin 1812 était l’aboutissement d'une longue période de doléances à l’égard de la Grande-Bretagne, sans avoir été déclenchée par une cause en particulier. |
|
|
|
![]() |
|
|
|
Pour répondre aux besoins en matière de garnison et de défense du territoire qui s’étendait depuis Halifax à Fort St. Joseph sur le lac Huron, on disposait, en tout et pour tout, de 6 000 soldats réguliers, dont environ 1 500 étaient affectés au Haut-Canada. La population haut-canadienne comptait au plus 100 000 habitants, alors que l’entier de l’Amérique du Nord britannique en présentant peut-être 500 000. Les officiers et soldats réguliers de l’armée britannique en poste dans les Canadas étaient des militaires de profession, qui avaient une certaine expérience du combat, ce qui leur a procuré l’avantage au cours des premiers mois de la guerre. Les miliciens étaient en principe nombreux, mais mal équipés et sommairement formés. Le major-général Isaac Brock assumait le commandement du Haut-Canada depuis près de 10 ans au début de la guerre. |
![]()
Cliquer pour un agrandissement (79ko) |
![]()
[Brock], [vers 1800]
|
La population haut-canadienne se composait de loyalistes et d’arrivants de plus fraîche date des États-Unis, dont l’allégeance envers l’empire britannique était limitée. Certains des problèmes politiques qui allaient aboutir à la rébellion de 1837 alimentaient déjà l’agitation dans la province et la méfiance à l’égard du gouvernement. Tout le matériel et les fournitures militaires devaient être importés de Grande-Bretagne. L’économie du Haut-Canada était agricole et suffisait difficilement à produire les surplus nécessaires pour nourrir la population grossie d’une importante présence militaire. |
|
|
|
|
Au début de la guerre, la plupart des officiers supérieurs de l’armée américaine étaient des anciens combattants de la guerre d’indépendance, qui avait eu lieu 30 années plus tôt; de ce nombre étaient les généraux Hull et Dearborn. Il a fallu du temps pour voir des officiers plus jeunes et plus dynamiques accéder à des postes de commandement, et plusieurs années ont dû s’écouler avant que les soldats et officiers américains atteignent le niveau de professionnalisme de leurs homologues britanniques. Pendant le conflit, les États-Unis durent également affronter les soulèvements des Premières Nations dans les territoires qui s’étendaient de la Floride jusqu’aux lacs Huron et Supérieur. Les besoins de la défense à cet égard absorbaient un grand nombre de miliciens et de soldats des troupes fédérales, ce qui affaiblissait la force qui pouvait être opposée à celle du Haut-Canada. |
![]()
Cliquer pour un agrandissement (104ko) |
|
|
Page d'acceuil | Suivante |