« [Lawrence Bruce Robertson] avait déjà apporté des contributions si importantes et originales à la science qu’il était reconnu dans la littérature médicale internationale. » - Discours du docteur Edward W. Gallie à l’Académie de la médecine, à Toronto, lors de la première réunion après la mort du docteur L. Bruce Robertson. |
Bruce a suivi les progrès réalisés en matière de transfusion sanguine pendant son séjour à New York. En 1913, il a utilisé une méthode moderne pour effectuer la toute première transfusion sanguine à l’hôpital pour enfants malades, et peut-être au Canada.
À titre de chirurgien de guerre, il a effectué un nombre incalculable de transfusions sanguines, a sauvé la vie d’hommes grièvement blessés qui avaient perdu presque tout leur sang. Bruce apporta son propre appareil de transfusion du Canada et fit plusieurs démonstrations pour les unités médicales britanniques et canadiennes, qui ont ensuite adopté sa méthode.
L. Bruce Robertson à côté d’un camion de la Croix-Rouge canadienne, [entre 1914-1918]
Fonds L. Bruce Robertson, F 1374, Archives publiques de l’Ontario, I0050290
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Si vous ne pouvez pas faire le don de vie, vous pouvez sauver une vie, [entre 1914-1918]
Collections d’affiches de guerre, C 233, Archives publiques de l’Ontario, I0016378
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The Transfusion of Whole Blood: A Suggestion for its More Frequent Employment in War Surgery (couverture), 8 juillet 1916
Fonds L. Bruce Robertson, F 1374, Archives publiques de l’Ontario, I0073487
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Lettre de l'artilleur F. Birditt à L. Bruce Robertson, 22 juillet 1917
Fonds L. Bruce Robertson, F 1374, Archives publiques de l’Ontario, I0073476
Monsieur, j’aimerais savoir si le patient se rétablit bien. (J’ai donné du sang pour lui). -L'artilleur F. Birditt – 22 juillet 1917 |
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Journaux de guerre de la Première Guerre mondiale, Bibliothèque et Archives Canada
Journaux de guerre – Poste d’évacuation sanitaire canadien no 2, 1915-1919
Le travail du major Robertson, chirurgien spécialiste de cette unité, a été incommensurable. Comptant parmi les chefs de file et défendeurs de la transfusion sanguine, il a tellement répandu cette méthode de réanimation qu’elle est devenue un des volets les plus importants de son travail au poste d’évacuation sanitaire. Les chirurgiens-conseil et les chirurgiens spécialistes le reconnaissent comme un maître de la méthode d’application et les résultats qu’il a obtenus au poste d’évacuation sanitaire tiennent presque du prodige. - Journal de guerre du poste d’évacuation sanitaire no 2 – 17 juillet 1917 (p. 27) |
Bruce a publié ses découvertes dans des revues médicales canadiennes, britanniques et américaines. Il y décrit les cas qu’il a traités au front. On peut d’ailleurs faire un lien entre certains cas et les lettres que Bruce a reçues de ses patients pendant leur rétablissement.
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Lettre d’A. C. Tayler à L. Bruce Robertson, 14 août 1917
Fonds L. Bruce Robertson, F 1374, Archives publiques de l’Ontario, I0073477, I0073478
Le 13 juin, vous avez coupé ma jambe au-dessus du genou, et jusqu’à ce que je reçoive du sang de quelqu’un d’autre, vous estimiez que j’avais 1 chance sur 3 de m’en sortir […] Pouvez-vous prendre le temps de me communiquer le nom et l’adresse de l’homme qui m’a donné du sang? J’aimerais lui écrire. - A. C. Tayler – 14 août 1917 |
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L. Bruce Robertson, « Further Observations on the Results of Blood Transfusion in War Surgery, with Special Reference to the Results in Primary Haemorrhage, » extrait du British Medical Journal, 24 novembre 1917 (page 8).
Fonds L. Bruce Robertson, F 1374, Archives publiques de l’Ontario, I0073489
« CAS 22 : […] Soldat F. McL. Admis le 4 juillet 1917. Enseveli par un obus il y a sept heures. Était en état de choc et s’est écroulé à cause de blessures intra-abdominales et d’une fracture du fémur. Des mesures antichoc pendant quelques heures ont produit une légère amélioration. […] Transfusion sanguine (1,100 c.cm.). Avant la transfusion : pouls 180; pression sanguine : systolique 80, diastolique 40. Après la transfusion : pouls 140; pression sanguine : systolique 185, diastolique 80. […] Évacué à la base deux semaines plus tard. Quatre semaines après l’opération, la base envoie un mot pour annoncer que le patient est en excellente forme et que son rétablissement semble assuré. » |
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Lettre de Finlay McLean à L. Bruce Robertson, 11 octobre 1917
Fonds L. Bruce Robertson, F 1374, Archives publiques de l’Ontario, I0073483, I0073484
Mes blessures abdominales guérissent bien, et ça fait environ trois semaines que j’ai un pansement. […] Et bien, Monsieur, je dois vous remercier encore une fois de ce que vous avez fait pour moi au poste d’évacuation sanitaire. Je n’oublierai pas la gentillesse et l’attention avec lesquelles vous et votre personnel m’avez traité. |
À son retour à l’hôpital pour enfants malades en 1918, Bruce poursuit ses recherches sur les possibilités qu’offre la transfusion sanguine, en particulier en extrayant le sang toxique des jeunes enfants victimes de brûlures et en le remplaçant par du sang pur. Après sa mort prématurée, on disait qu’on devrait appeler cette méthode « la méthode Bruce Robertson. »
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Blood Transfusion in Severe Burns in Infants and Young Children (couverture), octobre 1921
Fonds L. Bruce Robertson, F 1374, Archives publiques de l’Ontario, I0073488
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Exsanguination – Transfusion: A New Therapeutic Measure in the Treatment of Severe Toxemias (couverture), par L. Bruce Robertson, extrait des Archives of Surgery, juillet 1924, Vol. 9, pp. 1-15
Fonds L. Bruce Robertson, F 1374, Archives publiques de l’Ontario, I0073490